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Spider Solitaire gratuit · 1, 2 ou 4 couleurs

Le Spider Solitaire se joue avec deux jeux de cartes, dix colonnes et un seul objectif : former huit suites complètes, du Roi à l’As, dans la même couleur. La partie commence en une couleur, la plus accessible ; deux ou quatre couleurs se choisissent dans les réglages. Spider solitaire gratuit, en ligne, sans inscription ni téléchargement, sur ordinateur, tablette et téléphone.

Le but du jeu de Spider Solitaire

Au Spider, on ne monte pas les cartes une à une sur des fondations comme au solitaire classique. On les range sur le tableau, en suites descendantes : Roi, Dame, Valet, 10, 9… jusqu’à l’As. Dès qu’une suite de treize cartes de même couleur est complète, elle quitte la table toute seule et rejoint l’une des huit places du haut.

La partie est gagnée quand les huit suites sont parties, c’est-à-dire quand les 104 cartes ont quitté le tableau. Il n’y a ni défausse ni cellule libre : tout se joue sur les dix colonnes et sur les cinq distributions du talon.

C’est ce qui distingue le jeu spider des autres réussites : la difficulté ne tient pas au hasard d’une pioche, mais à l’ordre dans lequel vous démêlez des colonnes de plus en plus chargées.

La mise en place : 104 cartes, dix colonnes

Le jeu utilise deux paquets de 52 cartes, soit 104 cartes. Selon le nombre de couleurs choisi, ces cartes ne sont pas les mêmes : en une couleur, ce sont huit séries complètes de pique ; en deux couleurs, quatre séries de pique et quatre de cœur ; en quatre couleurs, deux jeux complets ordinaires.

ZoneAu départRôle
Colonnes 1 à 46 cartes chacune, seule la dernière est visibleLes plus longues à dégager : 5 cartes cachées
Colonnes 5 à 105 cartes chacune, seule la dernière est visible4 cartes cachées, un peu plus faciles à vider
Talon50 cartes faces cachées5 distributions de 10 cartes, une sur chaque colonne
Fondations8 places videsReçoivent les suites complètes Roi→As, sans intervention

Le tableau compte donc 54 cartes au départ (4 × 6 + 6 × 5), dont seulement dix visibles. Les 44 autres sont à découvrir. Un compteur « Distributions », à côté du score, indique combien de distributions il reste dans le talon.

Les règles du Spider Solitaire classique

Trois règles suffisent. Elles valent pour toutes les versions, qu’il y ait une, deux ou quatre couleurs.

  1. Poser une carteUne carte se pose sur une carte d’un rang immédiatement supérieur, quelle que soit sa couleur. Un 6 de cœur va sur un 7 de pique, de cœur, de trèfle ou de carreau. On ne pose jamais rien sur un As.
  2. Déplacer une suitePlusieurs cartes ne se déplacent ensemble que si elles forment une suite descendante de même couleur. Un 9, un 8 et un 7 de pique partent d’un bloc ; un 9 de pique suivi d’un 8 de cœur, non : seul le 8 de cœur peut bouger.
  3. Remplir une colonne videUne colonne vide accepte n’importe quelle carte ou n’importe quelle suite de même couleur, pas seulement un Roi.

Quand la dernière carte visible d’une colonne s’en va, la carte cachée en dessous se retourne d’elle-même. Quand une suite Roi→As de même couleur se trouve au bas d’une colonne, elle part seule aux fondations, et la carte qu’elle recouvrait se retourne à son tour. Une suite partie ne revient pas sur le tableau.

La règle de la distribution complète ce trio : toucher le talon pose une carte face visible sur chacune des dix colonnes. Tant qu’une colonne est vide, le jeu refuse et affiche « Remplissez d’abord les colonnes vides avant de distribuer ». C’est la règle du Spider classique. Dans les Réglages, onglet Partie, l’option « Distribuer avec une colonne vide » passe de « Interdit » à « Permis » si vous préférez une version plus souple.

Exemple de coups commentés

Imaginons une partie en une couleur. Au départ, la colonne 3 montre un 8, la colonne 7 un 9 et la colonne 9 un 7. Trois coups s’enchaînent : le 8 de la colonne 3 va sur le 9 de la colonne 7, puis le 7 de la colonne 9 rejoint ce 8. Vous avez une suite 9-8-7 de pique et deux cartes cachées viennent de se retourner, en colonnes 3 et 9.

Si la colonne 9 découvre un 10, la suite 9-8-7 peut venir s’y poser d’un seul geste, puisqu’elle est de même couleur. La colonne 7 retourne alors sa carte cachée. Un bon début de partie ressemble à cela : chaque coup libère une carte cachée.

En deux couleurs, la même situation se complique. Si le 8 est un cœur et le 9 un pique, le coup reste permis, mais le 9 de pique et le 8 de cœur ne bougeront plus ensemble. Pour déplacer ce 9, il faudra d’abord trouver une autre place au 8 de cœur. C’est tout l’enjeu des versions à plusieurs couleurs.

Une, deux ou quatre couleurs : quelles différences ?

Les règles ne changent pas d’une version à l’autre. Seul le nombre de couleurs dans les 104 cartes varie, et avec lui la difficulté.

VersionCartesCe qui change en jeu
1 couleur8 séries de piqueToute suite descendante est déplaçable d’un bloc : la partie se joue sur l’ordre des coups
2 couleurs4 séries de pique, 4 de cœurPoser un cœur sur un pique est permis mais coupe la suite : il faut choisir ses mélanges
4 couleurs2 jeux completsLes suites de même couleur sont rares au départ : les colonnes vides deviennent vitales

La version à une couleur est la porte d’entrée. Elle apprend l’essentiel : vider une colonne, préparer une distribution, éviter d’enterrer une suite.

Le Spider Solitaire 2 couleurs est l’étape suivante. On y découvre le vrai dilemme du jeu : poser une carte sur une autre couleur pour libérer une colonne, au risque de créer une suite qu’on ne pourra plus déplacer.

Le Spider Solitaire 4 couleurs est la version la plus exigeante. Avec quatre couleurs, deux cartes qui se suivent ont peu de chances d’être de la même couleur, et chaque colonne vide se gagne de haute lutte. L’affichage « quatre couleurs » des Réglages (cœur rouge, carreau bleu, trèfle vert, pique noir) aide à distinguer d’un coup d’œil le trèfle du pique.

Vous avez connu le jeu sur un ancien ordinateur ? La page Spider Solitaire façon Windows raconte d’où il vient et comment retrouver ce jeu sans rien installer.

Le score : 500 points au départ

Chaque partie démarre à 500 points. Chaque coup en retire un, distribution comprise. Chaque suite complète qui part aux fondations en ajoute 100. Le score récompense donc l’économie : à suites égales, la partie jouée en moins de coups finit plus haut.

ActionPoints
Départ500
Un coup (carte, suite ou distribution)−1
Une suite Roi→As de même couleur complétée+100

Un calcul simple : une partie gagnée en 300 coups finit à 500 − 300 + 8 × 100, soit 1 000 points. Le score ne change rien au déroulement ; il sert à se mesurer à soi-même. Les statistiques (parties, victoires, séries) sont gardées dans votre navigateur et séparées par nombre de couleurs, dans l’onglet Statistiques des réglages.

Jouer au doigt, à la souris ou au clavier

Faites glisser une carte, ou une suite de même couleur, jusqu’à la colonne voulue. Plus simple encore : touchez-la. Le jeu l’envoie à la meilleure place, en choisissant de préférence une carte de même couleur quand il y a le choix. Si aucune place n’existe, la carte tremble.

Rien à installer, aucun compte à créer. La partie en cours reste dans le navigateur : fermez l’onglet, la table vous attend telle quelle à votre retour.

Stratégie : les principes qui font gagner

Le Spider récompense la patience plus que la vitesse. Les conseils qui suivent valent dès une couleur et deviennent indispensables en deux ou quatre couleurs.

Retourner les cartes cachées avant tout

Une carte cachée est une information qui vous manque. Entre deux coups, préférez celui qui retourne une carte. Les colonnes 5 à 10 n’ont que quatre cartes cachées : ce sont souvent les premières qu’on parvient à vider. Les quatre colonnes de gauche, avec cinq cartes cachées, demandent plus de travail ; ne les négligez pas pour autant, car chaque distribution les rallonge.

La colonne vide, l’atout majeur

Une colonne vide accepte n’importe quelle carte. Elle sert d’espace de manœuvre : on y pose provisoirement une carte gênante, on y démonte une suite mélangée, on y reconstruit une suite propre. Avec une colonne vide, la paire mixte 8 de cœur, 7 de pique peut changer de place en trois temps : le 7 dans la colonne vide, le 8 sur un 9 libre ailleurs, puis le 7 revient sur le 8. La colonne vide est de nouveau libre.

Ne remplissez donc pas une colonne vide sans raison. Y poser un Roi, par exemple, la condamne : rien ne peut aller sous un Roi, et la colonne ne redeviendra libre que lorsque toute sa suite sera partie. Posez-y un Roi seulement si cela libère une colonne entière ou découvre plusieurs cartes cachées.

Construire en même couleur dès que possible

Quand deux places s’offrent à une carte, choisissez celle de la même couleur. Un 5 de cœur posé sur un 6 de cœur forme une suite qui pourra voyager ; posé sur un 6 de pique, il crée une coupure. En une couleur la question ne se pose pas, mais l’habitude prise ici servira dans les versions plus difficiles.

Corollaire : ne cassez pas une suite de même couleur pour un gain minime. Une suite propre de six ou sept cartes vaut souvent plus qu’une carte cachée retournée au prix de son démontage.

Les Rois et les longues suites

Un Roi visible au bas d’une colonne, avec des cartes cachées dessous, ne bougera que vers une colonne vide. Repérez ces colonnes tôt : elles décideront de l’usage de vos colonnes vides. À l’inverse, une suite qui commence par un Roi, posée dans une colonne vide, est la meilleure base possible : il ne lui manque que des cartes plus basses.

Une suite complète part seule, mais seulement si elle est entière et au bas de la colonne. Une Dame posée sur le Roi d’une autre couleur, ou une carte étrangère glissée au milieu, bloque son départ. Vérifiez vos suites longues avant de les rallonger.

Quand distribuer

La distribution est le moment le plus délicat. Elle pose une carte sur chacune des dix colonnes, sans tenir compte de vos suites : un 3 peut tomber sur votre 10-9-8 bien rangé. Distribuez quand vous n’avez plus de coup utile, pas avant. Un coup qui retourne une carte cachée ou qui range deux cartes de même couleur passe toujours avant la distribution.

Juste avant de distribuer, faites les coups qui ne coûtent rien : regroupez les cartes de même couleur, rapprochez les suites. Vous avez une colonne vide ? Vous devez la remplir ; choisissez la carte qui vous gênait le plus, plutôt qu’une carte bien placée. Avec cinq distributions seulement, chacune doit trouver un tableau aussi ordonné que possible.

Annuler pour explorer, compter pour le score

L’annulation illimitée permet de tester une ligne de jeu, puis de revenir si elle mène à une impasse. C’est légitime en jeu solitaire. Gardez seulement en tête que chaque coup joué retire un point : si le score vous intéresse, réfléchissez avant d’essayer.

Les erreurs fréquentes au Spider

Repère simple : avant chaque distribution, demandez-vous si un coup retourne encore une carte cachée ou vide une colonne. Si oui, jouez-le d’abord.

Le Spider et les autres réussites

Le Spider partage avec le FreeCell le goût de la réflexion : là, toutes les cartes sont visibles dès le départ et quatre cellules libres servent d’espace de manœuvre. Le solitaire classique, le Klondike, se joue avec un seul jeu et monte les cartes une à une sur les fondations. Le Scorpion reprend l’idée des suites de même couleur ; il figure parmi les jeux de réussite du site.

Questions fréquentes

Comment jouer au Spider Solitaire ?

Rangez les cartes en suites descendantes, du Roi à l’As. Une carte se pose sur n’importe quelle carte d’un rang de plus, quelle que soit sa couleur, mais seule une suite de même couleur se déplace d’un bloc. Quand une suite complète Roi→As de même couleur est formée, elle quitte la table. La partie est gagnée quand les huit suites sont parties.

Le Spider Solitaire est-il gratuit ?

Oui. Les parties sont gratuites et illimitées, sans compte, sans inscription et sans téléchargement. Le jeu tourne dans le navigateur de l’ordinateur, de la tablette ou du téléphone, et la partie en cours vous attend si vous fermez l’onglet.

Que faire quand on est bloqué au Spider ?

Cherchez d’abord un coup qui retourne une carte cachée ou qui vide une colonne. Le bouton Indice fait clignoter un coup utile ; s’il n’en trouve aucun, il propose de distribuer une nouvelle rangée. Quand le talon est vide et que plus rien ne bouge, le jeu affiche « Plus aucun coup possible » : la touche Annuler permet alors de revenir en arrière pour essayer une autre ligne.

Pourquoi le jeu refuse-t-il de distribuer ?

Par défaut, une distribution est interdite tant qu’une colonne est vide : le jeu demande de la remplir d’abord. Si vous préférez distribuer quand même, ouvrez les Réglages, onglet Partie, et choisissez « Permis » pour la distribution avec une colonne vide.

Combien de couleurs choisir pour commencer ?

Une seule. Avec huit suites de pique, tout enchaînement est déjà de la bonne couleur, ce qui permet d’apprendre la gestion des colonnes et des distributions. Passez ensuite au Spider 2 couleurs, puis au Spider 4 couleurs.

Peut-on jouer au Spider Solitaire en plein écran ?

Oui : l’icône à quatre coins, en haut à droite de la table, l’agrandit à tout l’écran. Les dix colonnes y gagnent de la place, ce qui aide quand les suites deviennent longues. La touche Échap ou la même icône referme le plein écran.

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