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Réussite carte : les jeux de patience à jouer seul

Une réussite carte, ou patience, est un jeu de cartes que l’on joue seul : on range un paquet mélangé selon une règle fixe jusqu’à ce que toutes les cartes soient classées ou retirées. Toutes les réussites de cette page se jouent gratuitement en ligne, sans inscription ni téléchargement, sur ordinateur comme sur téléphone. Voici comment elles fonctionnent, en quoi elles diffèrent et laquelle choisir selon votre temps et votre envie.

Sommaire
  1. Qu’est-ce qu’une réussite aux cartes ?
  2. Les grandes familles de réussites
  3. Les jeux de réussite du site
  4. Comparatif des réussites : cartes, durée, difficulté
  5. Comment choisir sa réussite
  6. Le vocabulaire commun des patiences
  7. Les mêmes commandes dans toutes les réussites
  8. Bien débuter une partie de patience
  9. Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une réussite aux cartes ?

« Réussite » et « patience » désignent en français les jeux de cartes qui se jouent seul. Le mot « solitaire » est plus étroit : en France, il désigne le plus souvent une réussite précise, le Klondike, celle que l’on joue sur la page du solitaire classique. Toutes les autres réussites partagent le même principe, avec des règles très différentes.

Une réussite se reconnaît à trois éléments. D’abord une donne : les cartes sont disposées sur la table selon un schéma propre au jeu (colonnes, pyramide, pics). Ensuite une règle de mouvement : ce que l’on a le droit de poser où. Enfin un but : monter toutes les cartes sur des piles de rangement, vider la table, ou reconstituer des suites complètes.

Ce qui fait l’intérêt du jeu, c’est l’équilibre entre hasard et réflexion. Le mélange décide de la donne ; vous décidez de l’ordre des coups. Certaines patiences laissent beaucoup de place au calcul, d’autres se jouent presque d’instinct. Le FreeCell, où toutes les cartes sont visibles dès le départ, est à un bout de l’échelle ; le Golf, où l’on enchaîne les cartes sans pouvoir revenir sur la pioche, est à l’autre.

Les grandes familles de réussites

Il existe des dizaines de jeux de patience, mais ils se rangent dans quelques familles. Connaître la famille d’un jeu, c’est savoir à quoi s’attendre avant même la première carte.

Les réussites de construction en colonnes

C’est la famille la plus nombreuse. Les cartes sont posées en colonnes ; on les déplace d’une colonne à l’autre en formant des suites descendantes, pour libérer les cartes utiles et les monter sur des fondations, des piles rangées de l’As au Roi. Le Klondike en fait partie, comme le Spider Solitaire et le FreeCell.

D’un jeu à l’autre, trois détails changent tout : la couleur exigée dans les suites (alternance rouge et noir, ou même couleur), le nombre de cartes que l’on peut déplacer à la fois, et ce qu’accepte une colonne vide. Le Yukon reprend la donne du Klondike sans pioche et permet de déplacer n’importe quelle carte visible avec tout ce qui la couvre, même en désordre. Le Solitaire russe garde ce mouvement, mais exige la même couleur : il devient bien plus serré. Les 40 voleurs se jouent avec deux jeux, dix colonnes et une seule carte déplacée à la fois.

Les réussites de suites dans le tableau

Ici, on ne monte pas les cartes une par une : on reconstitue dans le tableau des suites complètes, du Roi à l’As, qui partent ensuite seules. Le Spider fonctionne ainsi, avec huit suites à former. Le Scorpion aussi, avec un seul jeu et quatre suites, mais un mouvement emprunté au Yukon : toute carte visible se déplace avec les cartes posées dessus.

Les réussites d’appariement

Pas de colonnes à ranger : on retire des cartes par paires selon un calcul. Dans la Pyramide, deux cartes libres dont la somme fait 13 quittent la table, et le Roi part seul. Ces jeux se comprennent en quelques secondes et se jouent vite ; la difficulté vient des cartes qui en recouvrent d’autres.

Les réussites de défausse (rang voisin)

Une seule pile compte : la défausse. On y pose une carte d’un rang de plus ou de moins que celle du dessus, quelle que soit sa couleur, et l’on cherche à enchaîner le plus longtemps possible. Le Golf Solitaire dispose les cartes en sept colonnes visibles ; le TriPeaks les dresse en trois pics, dont seule la rangée du bas est visible au départ. Le talon ne se parcourt qu’une fois : chaque pioche compte.

Les réussites à réserve

Une partie des cartes est mise de côté dans une réserve que l’on doit écouler. Le Canfield en est l’exemple : 13 cartes en réserve, dont seule celle du dessus est jouable, et des fondations qui ne commencent pas forcément par l’As. La première carte posée sur une fondation fixe le rang de départ des quatre.

Les jeux de réussite du site

Ces huit réussites s’ajoutent au solitaire classique (Klondike), au Spider Solitaire en 1, 2 ou 4 couleurs et au FreeCell, qui ont chacun leur propre rubrique.

Comparatif des réussites : cartes, durée, difficulté

Le tableau ci-dessous résume chaque patience jouable ici. La durée et la difficulté sont des repères qualitatifs, pas des mesures : une partie de Pyramide peut s’éterniser si vous réfléchissez longtemps, et une donne de Klondike peut être facile ou impossible.

RéussiteCartesDuréeDifficultéCe qui la distingue
Klondike1 jeu (52)MoyenneAccessible en pioche 1, exigeante en pioche 37 colonnes, pioche, suites en couleurs alternées
Spider2 jeux (104)LongueDe facile (1 couleur) à très exigeante (4 couleurs)10 colonnes, suites Roi→As de même couleur
FreeCell1 jeu (52)MoyenneRéflexionToutes les cartes visibles, 4 cellules libres
Pyramide1 jeu (52)CourteRapide, part de chancePaires dont la somme fait 13
Golf1 jeu (52)CourteRapide, part de chanceUne carte au-dessus ou en dessous, talon unique
TriPeaks1 jeu (52)CourteRapideTrois pics, cartes cachées, séries de points
Yukon1 jeu (52)MoyenneExigeantePas de pioche, on déplace des blocs en désordre
Solitaire russe1 jeu (52)MoyenneDifficileLe Yukon en suites de même couleur
Les 40 voleurs2 jeux (104)LongueDifficile10 colonnes, une carte à la fois, une seule donne
Canfield1 jeu (52)MoyenneDifficileRéserve de 13 cartes, fondations tournantes
Scorpion1 jeu (52)MoyenneExigeante4 suites à reconstituer, cartes cachées, Roi en colonne vide
Mahjong solitaire144 tuiles (82 en Tour)MoyenneObservationPaires de tuiles libres identiques, sur plusieurs étages

Le mahjong solitaire se range à part : il remplace les cartes par des tuiles empilées sur plusieurs étages. Le principe reste celui d’une patience d’appariement, comme la Pyramide : on retire par paires ce qui est libre, et l’ordre des retraits décide de l’issue.

Comment choisir sa réussite

Le meilleur jeu de réussite aux cartes est celui qui correspond au moment. Quatre questions suffisent à trancher.

Vous avez quelques minutes

Prenez une réussite de défausse ou d’appariement. Le Golf et le TriPeaks se jouent d’un trait : le talon ne passe qu’une fois et la partie se termine d’elle-même quand il est vide. La Pyramide demande un peu plus d’attention, puisque le réglage par défaut autorise trois passages dans la pioche. Ces trois jeux s’apprennent en une partie.

Vous voulez réfléchir sans subir le hasard

Le FreeCell est fait pour vous : rien n’est caché, chaque coup se calcule et les donnes numérotées permettent de rejouer exactement la même partie. Le Yukon montre aussi beaucoup de cartes dès le départ et ne laisse aucune pioche au hasard : tout se joue sur le tableau.

Vous cherchez une longue partie

Les réussites à deux jeux occupent plus longtemps. Le Spider demande huit suites complètes, Les 40 voleurs étalent quarante cartes sur dix colonnes et une pioche de 64 cartes qui ne se retourne pas. Le Klondike se décline aussi en solitaire classique à un jeu, et en versions à deux ou trois jeux.

Vous connaissez déjà le Klondike

Passez à ses cousins. Le Yukon garde ses sept colonnes et ses couleurs alternées mais supprime la pioche. Le Solitaire russe pousse la contrainte plus loin. Le Canfield ajoute une réserve et des fondations qui tournent (après le Roi vient l’As). Le Scorpion, enfin, mêle le mouvement du Yukon et le but du Spider.

Pour progresser, changez une seule chose à la fois : d’abord la donne (Klondike → Yukon), puis la couleur exigée (Yukon → Solitaire russe), puis le nombre de cartes déplaçables (FreeCell → Les 40 voleurs). Vous saurez ainsi quelle règle rend le jeu difficile.

Le vocabulaire commun des patiences

Les règles de chaque jeu emploient les mêmes mots. Les voici, tels qu’ils sont utilisés sur ce site.

TermeSens
TableauLa partie centrale de la table, où l’on range et déplace les cartes (colonnes, pyramide, pics).
ColonneUne pile de cartes en cascade dans le tableau ; seule une partie des cartes peut être visible.
FondationPile de rangement, en général de l’As au Roi dans une même couleur. Remplir les fondations est le but de nombreuses réussites.
Talon (pioche)Les cartes non distribuées, faces cachées, que l’on retourne une à une ou par trois.
DéfausseLa pile où arrivent les cartes retournées du talon ; seule celle du dessus est jouable.
PassageUn tour complet du talon. Certains jeux permettent de retourner la défausse pour un nouveau passage, d’autres non.
RéserveUn paquet mis de côté au départ, dont on joue la carte du dessus (Canfield).
Cellule libreUne case qui accueille une seule carte en attente (FreeCell).
SuiteDes cartes qui se suivent par rang, par exemple 9, 8, 7. Selon le jeu, en couleurs alternées ou dans la même couleur.
Carte libreUne carte qu’aucune autre ne recouvre et que l’on peut donc jouer (Pyramide, TriPeaks).
CouleurSelon le contexte, l’enseigne (cœur, carreau, trèfle, pique) ou la teinte (rouge, noir). Les règles de chaque page précisent laquelle.

Les index des cartes sont en français : A pour l’As, puis 2 à 10, V pour le Valet, D pour la Dame et R pour le Roi. Dans les jeux de calcul comme la Pyramide, l’As vaut 1, le Valet 11, la Dame 12 et le Roi 13.

Les mêmes commandes dans toutes les réussites

Une fois une réussite apprise, les autres se prennent en main tout de suite : la table fonctionne de la même façon partout.

  • Déplacer : faites glisser une carte, ou une suite quand le jeu le permet. Toucher une carte l’envoie à la meilleure place possible.
  • Annuler : sans limite, jusqu’à la distribution. Raccourci Ctrl + Z.
  • Indice : fait clignoter un coup utile ; s’il n’y en a pas, propose de piocher.
  • Partie bloquée : le message « Plus aucun coup possible » vous prévient, pour annuler quelques coups ou relancer une donne.
  • Réglages : onglets Partie (options propres au jeu), Affichage (tapis en 5 couleurs, 4 dos de cartes, cartes « quatre couleurs » avec cœur rouge, carreau bleu, trèfle vert et pique noir) et Statistiques.
  • Plein écran : l’icône à quatre coins agrandit la table.

Aucune réussite ne demande de compte. La partie en cours et les statistiques sont gardées dans votre navigateur et n’en sortent pas : vous pouvez fermer l’onglet et reprendre plus tard.

Bien débuter une partie de patience

Quelle que soit la réussite, les mêmes réflexes font gagner plus souvent.

  1. Lisez la donne avant de jouerRepérez les cartes bloquantes : un As enfoui, un Roi qui couvre une colonne, une carte de calcul sans partenaire visible.
  2. Libérez avant d’accumulerUn coup qui découvre une carte cachée vaut presque toujours mieux qu’un coup qui range une carte déjà visible.
  3. Gardez des choix ouvertsEntre deux coups équivalents, prenez celui qui laisse le plus de possibilités au coup suivant.
  4. Méfiez-vous de la pioche uniqueAu Golf, au TriPeaks et dans Les 40 voleurs, le talon ne revient pas : épuisez le tableau avant de piocher.
  5. Explorez avec AnnulerRevenir en arrière pour tester une autre ligne fait partie du jeu en solitaire.

Chaque page de jeu détaille sa propre stratégie, avec des exemples de coups. Commencez par la règle la plus simple, la Pyramide ou le Golf, puis montez vers le Canfield ou le Solitaire russe quand vous voulez un vrai défi.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une réussite et une patience ?

Aucune sur le fond : les deux mots désignent en français les jeux de cartes qui se jouent seul. « Solitaire », lui, désigne le plus souvent une réussite précise, le Klondike.

Quelle est la réussite la plus facile ?

Parmi les jeux du site, le solitaire classique en pioche 1 carte et le FreeCell se gagnent le plus souvent quand on prend le temps de réfléchir. Les plus rapides à apprendre sont la Pyramide, le Golf et le TriPeaks : une seule règle, des parties courtes, mais une part de chance plus grande.

Quelle est la réussite la plus difficile ?

Le Solitaire russe, Les 40 voleurs et le Canfield sont les plus durs de cette collection : suites de même couleur pour le premier, une carte déplacée à la fois et une seule donne pour le deuxième, réserve de 13 cartes et fondations qui démarrent sur un rang tiré au hasard pour le troisième. Beaucoup de donnes y restent perdues malgré un jeu soigné.

Les réussites sont-elles gratuites et sans inscription ?

Oui. Toutes les réussites du site sont gratuites et illimitées, sans compte et sans téléchargement. La partie en cours et les statistiques restent dans votre navigateur, sur ordinateur, tablette ou téléphone.

Toutes les réussites peuvent-elles se gagner ?

Non. Dans la plupart des patiences, une partie des donnes est impossible, même en connaissant la place de toutes les cartes : c’est vrai par exemple du Klondike. La touche Annuler, illimitée, permet de revenir en arrière et d’essayer une autre ligne de jeu avant de conclure qu’une donne est perdue.

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Mis à jour le 12 octobre 2026