Aller au contenu
solitairejeu gratuit

Règle du solitaire : comment jouer au Klondike

La règle du solitaire (le Klondike) est la suivante : avec un jeu de 52 cartes, on monte les quatre couleurs de l’As au Roi sur des fondations, en s’aidant de sept colonnes où les cartes se rangent en ordre décroissant, rouge et noir alternés, et d’une pioche que l’on retourne carte par carte ou trois par trois. Voici les règles du jeu au complet : mise en place, vocabulaire, coups permis, points et cas litigieux.

Sommaire
  1. Le solitaire, la réussite et le Klondike
  2. Le vocabulaire du jeu
  3. La mise en place
  4. Comment jouer au solitaire : les coups permis
  5. Pioche 1 carte ou 3 cartes, et nombre de passages
  6. Le décompte des points : standard et Vegas
  7. La fin de la partie
  8. Tableau récapitulatif des règles du solitaire
  9. Les cas litigieux
  10. Les différences avec les autres réussites
  11. Questions fréquentes

Le solitaire, la réussite et le Klondike

En français, « réussite » et « patience » désignent les jeux de cartes qui se jouent seul. « Solitaire » désigne le plus souvent l’un d’eux, le Klondike. C’est celui que l’on décrit ici. Son nom est couramment rattaché à la ruée vers l’or du Klondike, dans le Yukon canadien, à la fin du XIXe siècle. Windows 3.0, sorti en 1990, était livré avec ce Solitaire.

Le mot « solitaire » sert aussi pour un casse-tête à billes sur un plateau troué. Ses règles n’ont rien à voir : vous les trouverez sur la page du solitaire à billes.

Le vocabulaire du jeu

Quatre zones composent la table. Les connaître évite bien des malentendus quand on lit une règle.

TermeOù ?Définition
TableauAu centreLes sept colonnes de cartes, en partie cachées au départ
Talon (pioche)En haut à gaucheLe paquet des cartes non distribuées, faces cachées
DéfausseÀ côté du talonLes cartes retournées depuis le talon ; seule celle du dessus est jouable
FondationsEn haut à droiteQuatre piles, une par couleur, montées de l’As au Roi
SuiteSur le tableauCartes visibles rangées en ordre décroissant, couleurs alternées
PassageTalonUn tour complet du talon, jusqu’à ce qu’il soit vide

« Couleur » a deux sens dans les règles. Il désigne la famille de la carte (pique, cœur, trèfle, carreau), que l’on appelle aussi l’enseigne, et la teinte rouge ou noire. Les fondations se montent par famille ; le tableau se construit en alternant rouge et noir.

La mise en place

  1. MélangerOn utilise un jeu complet de 52 cartes, sans joker.
  2. Distribuer le tableauOn forme sept colonnes : une carte dans la première, deux dans la deuxième, et ainsi de suite jusqu’à sept dans la dernière. Soit 28 cartes.
  3. Retourner la dernière carteDans chaque colonne, seule la carte du bas est posée face visible. Les 21 autres restent cachées.
  4. Former le talonLes 24 cartes restantes forment le talon, faces cachées. La défausse et les quatre fondations sont vides.

Le jeu distribue tout cela pour vous. Sur une table réelle, la distribution se fait souvent rangée par rangée, de gauche à droite, mais le résultat est le même : sept colonnes de 1 à 7 cartes.

Comment jouer au solitaire : les coups permis

Construire sur le tableau

Une carte se pose sur une carte visible d’un rang immédiatement supérieur et de l’autre teinte. Un 10 de trèfle va sur un Valet de cœur ou de carreau. Un 3 de cœur va sur un 4 de pique ou de trèfle. Les rangs se suivent toujours du Roi vers l’As, en passant par la Dame, le Valet, puis les cartes de 10 à 2.

Une suite visible bien rangée se déplace d’un bloc. On peut aussi n’en prendre qu’une partie : dans une colonne 9 de pique, 8 de carreau, 7 de trèfle, on peut déplacer le 8 et le 7 ensemble pour les poser sur un 9 de trèfle.

Monter sur les fondations

Un As ouvre une fondation. Elle reçoit ensuite le 2 de la même famille, puis le 3, jusqu’au Roi. Une carte peut monter depuis le bas d’une colonne ou depuis la défausse, une seule à la fois.

Découvrir les cartes cachées

Quand la dernière carte visible d’une colonne s’en va, la carte cachée qui se trouvait dessous se retourne. Ces 21 cartes cachées sont le vrai enjeu de la partie : tant qu’elles ne sont pas visibles, on ne peut ni les jouer ni s’en servir.

Remplir une colonne vide

Une colonne vidée n’accepte qu’un Roi, seul ou avec la suite posée sur lui. Aucune autre carte ne peut y aller.

Piocher

Quand le tableau n’offre rien, on retourne des cartes du talon sur la défausse. La carte du dessus de la défausse peut aller sur le tableau ou sur une fondation. Celles qui sont dessous attendent leur tour.

Redescendre une carte de fondation

La carte du dessus d’une fondation peut revenir sur le tableau, si elle s’y pose selon la règle. Exemple : un 5 de pique monté sur sa fondation peut redescendre sur un 6 de cœur pour accueillir ensuite un 4 de carreau.

Pioche 1 carte ou 3 cartes, et nombre de passages

Deux règles de pioche existent. En pioche 1, on retourne une carte à la fois : chaque carte du talon devient jouable à son tour. En pioche 3, on retourne trois cartes d’un coup, posées en éventail ; seule la dernière, celle du dessus, est jouable. Les deux autres ne se libèrent qu’une fois celle-ci jouée. Quand il reste moins de trois cartes au talon, on retourne celles qui restent.

Quand le talon est vide, on retourne la défausse pour former un nouveau talon, dans le même ordre : c’est un nouveau passage. Selon la règle choisie, les passages sont illimités, limités à trois ou à un seul. Le solitaire 3 cartes propose directement la pioche par trois, la plus exigeante.

Le décompte des points : standard et Vegas

Le score ne change pas les règles du jeu ; il récompense la façon de jouer. Deux décomptes ont cours, et l’on peut aussi jouer sans points.

Le décompte standard

  • Carte de la défausse posée sur le tableau : +5.
  • Carte montée sur une fondation : +10.
  • Carte cachée retournée sur le tableau : +5.
  • Carte redescendue d’une fondation vers le tableau : −15.
  • Défausse retournée pour un nouveau passage : −100 en pioche 1, −20 en pioche 3. Cette pénalité ne fait jamais descendre le score sous 0.

Le décompte Vegas

La partie commence à −52 dollars fictifs, comme une mise d’un dollar par carte. Chaque carte montée rapporte 5 dollars, chaque carte qui redescend en retire 5. Les passages sont limités : un seul en pioche 1, trois en pioche 3. Avec dix cartes montées, on reste à −2 dollars ; la onzième fait passer au-dessus de zéro. La page Klondike propose de jouer directement avec ce décompte.

La fin de la partie

La partie est gagnée quand les 52 cartes sont sur les fondations, treize par famille. Elle est perdue quand plus aucun coup n’est possible : aucune carte ne peut bouger sur le tableau, la défausse n’offre rien et le talon ne peut plus être retourné.

Quand toutes les cartes du tableau sont visibles, bien rangées, et que talon et défausse sont vides, la victoire est acquise : le bouton Terminer monte alors toutes les cartes. Si la partie est bloquée, le jeu l’indique par un message.

Une donne peut être impossible à gagner même en connaissant toutes les cartes. Ce n’est pas une erreur de jeu : c’est la façon dont les cartes ont été mélangées.

Tableau récapitulatif des règles du solitaire

Point de règleRègle
Cartes52, sans joker
Tableau7 colonnes de 1 à 7 cartes (28), la dernière visible
Talon24 cartes, faces cachées
Construction du tableauOrdre décroissant, rouge et noir alternés
DéplacementUne carte ou toute suite visible bien rangée (entière ou en partie)
Colonne videUn Roi seulement, seul ou avec sa suite
FondationsPar famille, de l’As au Roi
Retour depuis une fondationPermis (carte du dessus)
Pioche1 carte ou 3 cartes (seule la dernière jouable)
PassagesIllimités, 3 ou 1 ; en Vegas 1 (pioche 1) ou 3 (pioche 3)
FinGagnée à 52 cartes montées ; perdue si plus aucun coup

Les cas litigieux

Une carte cachée peut-elle être déplacée ?

Non. Seules les cartes visibles se jouent. Une carte cachée se retourne d’elle-même quand plus rien ne la recouvre.

Peut-on jouer une carte de la défausse qui n’est pas sur le dessus ?

Non, même en pioche 3. Si les trois cartes retournées sont le 7 de pique, le Roi de cœur et le 2 de trèfle, dans cet ordre, seul le 2 de trèfle est jouable. Le Roi de cœur ne le devient qu’une fois le 2 posé.

Un Roi et sa suite peuvent-ils changer de colonne vide ?

Oui, rien ne l’interdit, mais le coup ne sert à rien s’il ne découvre aucune carte. Un Roi déjà en tête de colonne, sans carte cachée au-dessus, n’a pas besoin de bouger.

Un As peut-il se poser sur le tableau ?

La règle de construction le permet : un As de cœur peut se poser sur un 2 de pique ou de trèfle. Le coup a rarement un intérêt, puisque rien ne peut ensuite se poser sur un As et qu’il bloque le 2 qu’il recouvre. On le monte presque toujours directement sur une fondation.

Faut-il monter une carte dès que c’est possible ?

La règle ne l’impose pas. Monter une carte est un coup permis, jamais obligatoire. Le jeu monte seul les cartes qui ne peuvent plus servir sur le tableau ; cet envoi automatique peut se couper dans les réglages.

Que se passe-t-il quand on retourne le talon en pioche 3 ?

Les cartes reviennent dans le même ordre. Mais comme on en a joué certaines au passage précédent, les paquets de trois se décalent : des cartes qui étaient cachées dans l’éventail deviennent jouables.

Les différences avec les autres réussites

Le Klondike sert de point de comparaison à la plupart des jeux de cartes en solitaire. Ses voisins changent un ou deux points de règle, ce qui change tout le jeu.

  • FreeCell : toutes les cartes sont visibles, huit colonnes, quatre cellules libres, pas de pioche ; une colonne vide accepte n’importe quelle carte et une carte montée ne redescend pas. Le détail figure dans les règles du FreeCell.
  • Spider Solitaire : deux jeux, dix colonnes ; on construit sans tenir compte de la teinte, mais seule une suite de même famille se déplace d’un bloc, et une suite complète du Roi à l’As quitte le tableau.
  • Double et triple solitaire : les mêmes règles avec deux ou trois jeux, neuf ou treize colonnes et huit ou douze fondations.
  • Yukon : pas de talon ; toute carte visible se déplace avec les cartes posées dessus, même dans le désordre.
  • Pyramide et Golf : pas de construction en colonnes ; on forme des paires de 13 ou l’on enchaîne des cartes d’un rang d’écart.

Ces jeux sont tous jouables sur le site, à commencer par le solitaire gratuit en pioche 1 carte. Pour passer des règles à la pratique, le guide comment gagner au solitaire détaille l’ordre des priorités, le choix des Rois et la gestion de la pioche, exemples à l’appui.

Questions fréquentes

Peut-on mettre une Dame dans une colonne vide au solitaire ?

Non. Au solitaire classique, une colonne vide n’accepte qu’un Roi, seul ou suivi de la suite rangée qu’il porte. Une Dame doit attendre un Roi de couleur opposée. Cette contrainte n’existe pas au FreeCell, où toute carte peut occuper une colonne vide.

Combien de fois peut-on retourner la pioche au solitaire ?

Cela dépend de la règle choisie : sans limite, trois passages ou un seul. Dans le décompte Vegas, la pioche se parcourt une fois en pioche 1 carte et trois fois en pioche 3 cartes. Le réglage se trouve dans Réglages, onglet Partie.

A-t-on le droit de reprendre une carte sur une fondation ?

Oui, au Klondike, la carte du dessus d’une fondation peut redescendre sur le tableau si elle respecte la règle de construction. Elle coûte 15 points en décompte standard et 5 dollars en Vegas.

Peut-on déplacer seulement une partie d’une suite ?

Oui. Dans une colonne, vous pouvez prendre n’importe quelle carte visible avec toutes celles qui la suivent, du moment que l’ensemble forme une suite descendante en couleurs alternées. Il n’est pas obligatoire de déplacer la suite entière.

Comment sait-on qu’une partie de solitaire est perdue ?

Quand aucun coup ne reste possible, ni sur le tableau, ni depuis la défausse, et que la pioche ne peut plus être retournée. Le jeu affiche alors « Plus aucun coup possible ». Certaines donnes sont impossibles à gagner même en connaissant toutes les cartes.

Quelle différence entre pioche 1 et pioche 3 au solitaire ?

En pioche 1, chaque carte du talon est jouable à son tour. En pioche 3, trois cartes sont retournées ensemble et seule la dernière est jouable : les autres ne le deviennent qu’une fois celle-ci posée. La pioche 3 rend la partie plus difficile.

À lire aussi

Mis à jour le 12 octobre 2026